Le malheur est dans le préau Ou comment Blanquer se fout de notre gueule en privatisant le service public !

, par  Sud Education 85 , popularité : 77%

Le 16 décembre : "Ho Ho Ho !" Blanquer s’est déguisé en père noël.

Et tout ça pour venir vomir dans notre chaussette au pied du sapin une de ses inventions qui pue l’arnaque !

L’association Préau ? C’est quoi ce truc ?

Présenté comme une sorte de CE pour les personnels EN, il s’agit en fait d’une entourloupe visant à privatiser la fonction publique.

1- Déjà, à la base, un CE (désormais appelé CSE), c’est un truc financé par l’employeur·euse pour filer des avantages à ses employé·es. Avantages qui ne sont pas du salaire et donc ne participent pas aux cotisations sociales (assurance maladie, chômage, retraite...). Donc déjà c’est une sale idée visant à nous donner quelques miettes au lieu de revaloriser le point d’indice (Rappelons au passage que la cour des comptes a affirmé que les enseignant·es avaient perdu jusqu’à 25% de salaire depuis 2000. Et ne parlons même pas des salaires des AED ou AESH).

2- Mais à la différence d’un CE, ici, ce n’est pas l’employeur·euse qui finance mais les employé·es elleux-mêmes !!!
Et oui, pour avoir accès aux offres, il faut débourser 10 balles par an !

3- Mais de quelles offres parle-t-on ?
Quelques collègues crédules courageu·ses ont payé pour voir ces avantages pensant certainement pouvoir se vautrer dans le luxe tel·e un·e haut·e fonctionnaire touchant son IFSE de fin d’année. Et bien en allant lire leurs témoignages, on préfère en rire plutôt que d’être rouges et noir·es de rage.
Vous pourrez acheter
- des cartes d’achats à 9,60 € au lieu de 10 €.
- Mieux : le livre de Blanquer à 12€ au lieu de 12.
- Toujours mieux : avoir des réductions dans des musées gratuits avec le pass éducation.

4- Qui se cache derrière cette farce ?
La présidente de l’association préau a été désignée par le ministre. Donc C’est Jean-Mi qui est aux manettes.

5- Une facette sociale ?
Le site de préau a un onglet "action sociale". Ce dernier renvoie presque systématiquement vers les services d’action sociale ministérielle ou académique. Mais n’est-ce pas le rôle des assistant·es sociaux-ales de l’EN ?
A ce jour, l’action sociale est définie par l’article 9 de la loi du 13 juillet 1983. Elle est financée sur le budget de l’État et doit être gérée par les personnels, représentés par les organisations syndicales, qui siègent dans en instance.
Serait-ce le début de la fin ? Déjà que nos instances sont bien dépouillées grâce à la loi de transformation de la fonction publique de leur cher président.

6- Une connivence avec les entreprises du CAC 40 ?
D’ici à ce que pour avoir des offres moins ridicules, préau fasse appel au privé en externalisant ses services auprès de la société Edenred il n’y a qu’un pas. Edenred, cette entreprise du Cac40 qui commercialise les tickets restos auxquels nous n’avons pas droit, ce serait bien drôle. Non ?

Face à tant de mépris pour le service publique, pour l’éducation nationale et pour son personnel, SUD Education 85 peut aussi plonger dans en Absurdie en revendiquant pour tou·tes et tout de suite un salaire unique de 20 000 € net mensuel, des weekends de 7 jours et une retraite à 20 ans !
Qui dit mieux ?

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