Remplaçant-es sous COVID : Roule ou crève !

mardi 10 novembre 2020
par  Lawryn
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Des collègues remplaçant-es (ZIL et Brigades) qui effectuent des remplacements sur plusieurs écoles au sein d’une même journée (une école le matin et une autre l’après - midi), des compteurs kilométriques qui battent tous les records et des collègues parfois envoyé-es sans connaître le-s niveaux de classes précis.

Si nous sommes conscient-es que la pénurie de remplaçant-es, déjà effective en temps normal, est empirée par la crise sanitaire, cette situation, consciemment entretenue et sciemment ignorée par la hiérarchie, ne peut et ne doit pas perdurer !

En effet, et dans le cadre de la situation sanitaire particulière que nous connaissons, il paraît dangereux que de tels brassages puissent être réalisés au sein d’une même journée, les remplaçant-es s’exposent à un risque de contagion accru et pouvant elles/eux - mêmes devenir vecteurs-trices sans le vouloir. De plus nos collègues ne touchent en pareil cas, qu’une seule ISSR.

Alors que SUD Éducation alerte depuis longtemps déjà sur le manque criant de remplaçant-es, nous constatons que les moyens de remplacements sont arrivés à épuisement et la situation ne s’arrange pas, loin de là.

Nous dénonçons donc l’indigence des moyens mis en place par le rectorat et l’Inspection académique de Vendée.

Dans le premier degré, cette situation fait par ailleurs peser sur les personnels présents dans les écoles la prise en charge des élèves des collègues absent·e·s. En effet, les élèves sont alors réparti·e·s dans les classes des collègues si pas de remplacement. Dans le contexte sanitaire actuel, cette situation est une aberration, puisqu’elle fait augmenter le brassage, donc le risque de propagation du virus et surcharge des classes dont les effectifs sont déjà bien trop chargés.

L’Éducation nationale par l’insuffisance des moyens mis en œuvre met en danger la santé des personnels et des usager·e·s de l’école. La responsabilité de cette situation incombe au ministère qui a supprimé des postes à l’occasion de l’adoption du budget pour la rentrée 2020. Une suppression de postes qui s’est faite au profit de l’augmentation des heures supplémentaires dans le second degré, ce qui constitue une augmentation de la charge de travail des personnels et entraîne une dégradation de leurs conditions de travail. Après la période de confinement que nous avons connue du mois de mars à juin 2020, nous ne pouvons que constater qu’un certain nombre d’élèves ont régressé dans leurs apprentissages. Il est difficile de combler le retard pris pendant le confinement avec des effectifs qui n’ont pas diminué. Le ministère aurait dû faire un choix politique différent en recrutant massivement des personnels et en diminuant les effectifs par classe, afin de combler les inégalités scolaires que le confinement a creusées. Cette situation démontre à nouveau l’impréparation du ministère face à la prévision de la deuxième vague qui a une incidence sur les absences de personnel en raison de l’épidémie. C’est irresponsable !

SUD éducation 85 exige des mesures immédiates pour faire
face à cette situation :

• L’annulation de la suppression des 1800 postes prévue dans le second degré et donc la création de postes en nombre significatif dans le premier comme dans le second degré.

• L’ouverture des listes complémentaires des concours de l’enseignement des premier et second degrés.

• La titularisation sans condition des personnels contractuels déjà en poste, sur des contrats à temps plein.

• Mise en place d’un réel plan d’urgence pour l’éducation comme SUD Éducation le réclame depuis le printemps.


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