Si elles se rendent sur les lieux de scolarisation, les familles seront verbalisées

Certains aspects du texte publié hier vont à l’encontre des consignes sanitaires, les familles peuvent être verbalisées.
samedi 21 mars 2020
par  christinec
popularité : 8%

Le ministère persiste et signe : dans son vademecum du 20 mars, il réitère la demande faite aux enseignant-es et aux chef-fes d’établissement d’organiser la remise de documents écrits aux familles.

Il invite aussi les parents à venir consulter le panneau à l’entrée des écoles.

Question : les ministères pratiquent-ils le télétravail entre eux ?...

En tout cas, en ce qui concerne le ministère de la défense et celui de l’intérieur, la réponse est non. Ils ne sont pas au courant de cette étrange dérogation accordée aux parents. En effet, ni la gendarmerie ni la police nationale, que nous avons contactées localement, n’ont reçu de consigne pour laisser les parents accéder aux écoles et établissements. Leur réponse est claire : les parents ou élèves se rendant sur ces lieux ne rentrent dans aucune case, et seront verbalisés.

Nous réitérons donc notre conseil, qui paraît de simple bon sens : faire barrière à la propagation du virus, c’est éviter tous les déplacements, échanges, contacts, non indispensables. A l’heure où tout s’arrête, l’éducation nationale ne peut pas faire comme si on pouvait tout continuer autrement !

Une analyse plus complète du vademecum sera faite en début de semaine.

Ci-dessous, le texte du courriel envoyé ce matin à la DASEN et aux IEN.

Madame la Directrice Académique,
Mesdames et Messieurs les IEN,

Nous souhaitons vous interpeller sur deux points.

  • Le premier est le risque de verbalisation des parents qui se rendraient dans les écoles et établissements. Après vérification auprès de la gendarmerie nationale de Challans, les gendarmes n’ont pas de consignes pour accepter la case "garde d’enfants" à cet effet, comme y invite le ministère. On nous a confirmé qu’il y aurait donc verbalisation. Le même chose a été vérifiée dans d’autres départements.

Il est donc urgent de faire cesser cet échange présentiel, qui, outre cet aspect, constitue un risque non négligeable de propagation du virus. Nous demandons qu’une communication soit faite en ce sens auprès de nos collègues.

  • Le deuxième point est l’épuisement que nous constatons déjà chez un certain nombre de collègues. Dans d’autres départements, des consignes ont été données pour que les tâches puissent être réparties  : un personnel engagé sur les gardes ne l’est pas forcément sur la continuité pédagogique, et vice versa. Il s’agit de tenir dans la durée. Les deux charges sont déjà difficiles séparément, mais ensemble, cela pourrait vite devenir intenable. Nous vous demandons, là encore, de donner des consignes en ce sens.

Nous pensons particulièrement, encore et toujours, aux directrices et directeurs d’école. Il nous semble que ces personnels sont particulièrement exposés et qu’il faut leur conseiller de ne pas se porter volontaires pour les gardes du week end, notamment.

Les permanences physiques servant uniquement à "l’image" de l’école, comme il a pu être écrit, sont à proscrire : elles peuvent contribuer à l’épuisement et à la propagation du virus, et sont de toutes façons illégales.

Restant à votre disposition pour plus ample échange, nous vous prions de croire en notre profond attachement au service public d’éducation.

Les co secrétaires de SUD Education 85
(copie à Mmes Voisin et Pallardy, médecins)


Agenda

<<

2020

 

<<

Juillet

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 12 prochains mois