17 mai : Journée internationale de lutte contre les discriminations LGBTQI+

Mobilisation dans les établissements.
lundi 13 mai 2019
par  Fab
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Les LGBTQIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTQIphobes, soit parce qu’ils et elles en sont les victimes. SUD éducation est au côté des personnels LGBTQI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTQIphobe et hétérosexiste, contre la haine, pour les droits LGBTQI et l’épanouissement de tou-te-s !

Pour rappel, l’acronyme LGBTQI+ rassemble toutes les personnes n’entrant pas dans la norme hétérosexiste : lesbiennes, gays, bisexuel-les, transgenres, queers, intersexes ou asexuel-les.

En Vendée, plusieurs structures peuvent apporter de l’information, du soutien ou intervenir dans vos établissements (agrément d’état) :
Comme CONTACTou Le Refuge.

En tant qu’outil de transformation de la société, le syndicat SUD Éducation lutte au quotidien contre toute forme de discrimination.

Pour lutter contre les LGBTQIphobies, SUD Éducation revendique

→ Le respect du prénom et du pronom d’usage, changement d’état civil libre et gratuit en mairie sans intervention des pouvoirs judiciaires et médicaux .
→ L’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions de transphobie.
→ La nécessité pour l’administration de soutenir, aider et défendre tou-te-s les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, d’où qu’elles viennent (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’iels puissent effectuer leur parcours sans être mis-es en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.
→ La ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes, élaborés par la communauté éducative.
→ La mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire
→ Une politique de prévention (campagne d’information sur les ambiances de travail sexistes, affichage de la loi sur le harcèlement sexuel) et de suivi accompagnement des victimes dans leurs démarches, notamment judiciaires), via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit ;
→ La mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s) ;
→ Un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions.