AESH : titularisation, formation, augmentation !

Mobilisation le mercredi 15 mai à 15h00 devant la préfecture
lundi 6 mai 2019
par  Fab
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Dans le cadre de la loi “pour une école de la confiance et de la concertation pour une école inclusive”, le ministère a annoncé une série de mesures concernant « l’école inclusive ».

Ces mesures ne mettront pas fin à la précarité chez les AESH tout en réduisant leur nombre en retirant le pouvoir prescripteur de la MDPH. Elles éparpilleront les moyens qui sont déjà actuellement insuffisants. Tout ça dans un but uniquement d’économie financière. Comme à son habitude, ce gouvernement fait passer l’argent avant l’humain-e !

Si l’inclusion de tou-tes les élèves à besoin particulier au sein des classes pourrait s’avérer profitable pour tou-tes, une telle mesure sans les professionnel-les formé-es et les conditions de travail qui vont avec ne peut qu’engendrer de la souffrance.

Souffrance avant tout d’élèves en situation de handicap qui, ayant besoin de repères et de continuité, pourront être suivi-es par plusieurs AESH différent-es.

La fédération des conseils de parents d’élèves a quant à elle déjà fait part de son inquiétude. Il en est de même d’une très large intersyndicale chez les professionnel-les de l’éducation.

Par ces mesures annonçant l’instauration de Pôles Inclusif d’Accompagnement Localisé (PIAL), les AESH pourront être amené-es à :

- accompagner plusieurs élèves simultanément et/ou successivement autant de fois que la direction du PIAL le décidera en cours d’année. L’’administration ne se préoccupe pas du lien éducatif et pédagogique entre l’élève et l’AESH, ce qui empêche le suivi sur du long terme.
- changer de lieu de travail jusqu’à plusieurs fois dans la même journée : les AESH pourront accompagner un enfant en élémentaire de 8h à 10h puis un autre dans le collège d’à côté de 10h à 12h puis encore un autre au lycée l’après-midi.

Déjà payé-es au lance-pierre (600 à 850 euros pour 20 à 28h de travail par semaine), ils et elles devront en plus faire face à des conditions de travail qui se dégraderont. Et pour arrondir faiblement les fins de mois, le ministère leur propose de compléter leur temps de travail par des tâches qui ne sont pas les leur : surveillance, animation.

Des AESH se sont réuni-e-s dans un stage de formation syndicale de SUD éducation 85 le 30 avril et ont élaboré, avec d’autres groupes locaux, une plateforme revendicative pour améliorer leurs conditions de travail et d’existence. SUD éducation soutient leurs revendications !

SUD éducation revendique pour les AESH :


- la titularisation de toutes et tous sans condition de diplôme ou de nationalité.
- un salaire d’entrée de 1 700 € net
- des conditions de travail permettant l’épanouissement de l’élève et de l’accompagnant-e : respect des notifications MDPH, pas plus de 2 établissements d’intervention...
- Une formation initiale d’un an rémunérée
...

SUD éducation appelle les AESH à se rassembler, à se coordonner en Assemblée Générale et à se mettre en grève pour défendre leurs droits et en gagner de nouveaux.

Avec l’intersyndicale AESH, SUD éducation Vendée appelle à un large rassemblement à 15h00, devant la préfecture de la Roche sur Yon.

La lutte collective est notre arme pour améliorer nos conditions de travail !

Lire l’article fédéral ICI.


Documents joints

Tract fédéral AESH 15-23 mai
Tract fédéral AESH 15-23 mai
Tract intersyndical - AESH 15 mai
Tract intersyndical - AESH 15 mai

Portfolio

AESH 15-23 1 AESH 15-23 2 AESH 15-23 3