CTSD du 18 septembre 2018

mardi 18 septembre 2018
par  Sud education Vendee
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SUD Education a été le seul syndicat à lire une déclaration. A lire en bas de page.

La directrice académique était absente, “en déplacement”. Aucun IEN de circonscription présent...

1er degré

Rentrée

Aucune modification de structure (ouverture, fermeture) en cette rentrée. La DASEN a été obligée de faire une phase de juin, mais du coup, on n’a pas droit à une phase de septembre… (lire notre déclaration ci-dessous).

Bien sûr, SUD l’a rappelé avec d’autres organisations, les fermetures en septembre sont inacceptables et nous ne pouvons que nous féliciter qu’enfin, l’administration reconnaisse le traumatisme vécu par les équipes et les élèves qui les subissent. Cependant, le procédé pose question :

Pour certaines situations “tendues à la hausse”, la DASEN a positionné des remplaçant-es à l’année, sans prononcer l’ouverture… décision prise en groupe de travail le 4/09, sans passer par le CTSD (donc pas de vote, pas de PV). Bricolage, opacité, manque d’ambition.
Ces remplaçant-es sont mobilisé-es sur ces postes et ne pourront donc effectuer aucune mission de remplacement cette année.
A l’avenir, donc, plus aucune fermeture en septembre ?... C’est ce que SUD a demandé, sans obtenir de réponse vraiment claire.

Projet de redécoupage des circonscriptions

A la rentrée 2019, la DSDEN souhaite modifier les circonscriptions pour les calquer sur les secteurs de collège (moins de collèges différents par circo, moins de circos pour chaque bassin de recrutement de collège). A première vue, c’est logique. Le projet pose pourtant certains problèmes :

Des circonscriptions beaucoup plus étendues que d’autres. Distances kilométriques importantes pour l’équipe de circo, le RASED…
Une circonscription bizarroïde, réservée à l’IEN en charge de la maternelle et des politiques éducatives, avec 10 écoles “proches de la DSDEN” (mais lesquelles ?) en plus de ses missions départementales… Pour SUD, s’il s’agit de faire de ces écoles des laboratoires (et/ou des vitrines), il aurait fallu demander leur avis aux collègues qui y exercent !
Pas de concertation en amont, pas de consultation du CHSCT…
Des nouveaux noms, à rallonge, maladroits.

Sur certains points, les syndicats sont unanimes et sont entendus : le vote sur ce projet n’a pas eu lieu, le CHSCT sera consulté auparavant, et il n’est pas impossible que certains aspects évoluent dans le projet définitif.

Plan de formation

Comme d’habitude, le plan de formation tient sur trois pages, dont l’immense majorité répond à des demandes institutionnelles. Seulement 9 intitulés de stages à candidature individuelle… dont “fondamentaux cycle 2” et “fondamentaux cycle 3”, qui semblent assez fourre-tout...

Le plan de formation est présenté comme “complémentaire des animations pédagogiques de circonscription”, qui sont de plus en plus assurées par m@gistère (en ligne)...

C’est dire le peu d’ambition de la “formation” que l’on nous propose : ce ne sont pas les “animations” (présentielles ou distancielles) qui complètent la formation, mais l’inverse !

Certains stages se déroulent en circonscription plutôt qu’à La Roche, ce qui est louable en termes de temps, de pollution, de finances. Reste à voir si, dans le même temps, on n’a pas ajouté la charge de la préparation et de l’animation de ces formations départementales aux CPC (conseillers pédagogiques de circonscription) ?

Point d’information 2nd degré

Dans le second degré, les chiffres datent de juin et pas de septembre ; comment comparer les dotations horaires dans ces conditions ? Toujours est-il que le nombre est en hausse d’environ 130 élèves avec des ouvertures de classe surtout sur la côte, ce qui n’avait pas été anticipé.
L’enveloppe, limitée, de janvier, crée des tensions qui induisent, de fait, des créations de classe en catastrophe à la rentrée.

La réserve d’ETP est moins importante que l’an passé, ce qui prouve que la dotation n’a pas suivi.
En plus des IMP pour les RUPN (chargés du numérique) qui ont été pris sur le “stock établissement” et non plus sur celui du rectorat, le poste “devoirs faits” d’un quart d’IMP est lui aussi pris sur le stock d’IMP de chaque établissement…

Les surcharges de groupes de langues au collège Ravon et la demande d’Aubigny sont à l’étude (réponse en fin de semaine). Trop de BMP encore, surtout lié au manque de marge de manoeuvre dans les établissements. De plus en plus de contractuel-les dans les îles d’yeu et de Noirmoutier...
EREA : l’administration a imposé l’arrivée d’AED non formé-es en lieu et place des PEE ; l’IA nous fait croire qu’elle est “attentive” et laisse l’équipe “s’installer”... mais nous savons que la situation est déjà très tendue. Ce n’est pas faute d’avoir alerté !
Au lycée Delattre, un BMP de 9 heures en documentation est pris sur la DGH de l’établissement ; ce n’est pas normal ! A en croire l’administration, la baisse de la DGH au lycée Mendès-France serait due à la baisse d’effectifs de première et terminale..!
Les dotations d’AED sont en baisse, surtout en lycée (-1,5 au lycée Rabelais, -0.5 à Tiraqueau alors que le collège est en plein travaux !!)
Pas de création de poste d’assistants sociaux… Il n’y a pas de besoins, sans doute ?! L’IA dit que les familles en difficulté ne demandent pas de fonds sociaux… mais sont-elles bien informées de leurs droits ?

Questions diverses de SUD Education

Questions concernant les AVS

Combien de recrutements à ce jour, combien d’ETP ?

  • Réponse : 20 nouveaux AESH titre 2 (statut AESH) et 31 hors titre 2 (statut PEC)

Est ce que tous les besoins sont couverts ?

  • Réponse : 180 élèves notifiés MDPH en attente ! Raisons invoquées : des démissions d’AESH, des départs en retraite et des retours à l’emploi dans le privé ! De qui se moque-t-on ?

Si non, dans quels secteurs géographiques ?

  • Réponse : Difficultés sur secteur La Roche, Luçon et Challans.

A t-on bien pris en compte leurs demandes ? En effet, beaucoup sont sur plusieurs établissements (frais de transport) alors qu’il y aurait apparemment possibilité de faire tout leur service dans même établissement ( d’autres AESH, dans l’établissement, vont également dans d’autres établissements..).

  • Réponse : L’IA dit essayer de corréler la fiche de voeu avec les besoins. Il y aurait des refus d’AESH pour des postes éloignés alors qu’il y a des frais d’essence de remboursés (en augmentation, paraît-il). On signale qu’il faut choisir le lieu de résidence ou le lieu d’exercice mais pas changer pour le plus “rentable” (sic) !!!

A t-on augmenté leur quotité horaire ? Beaucoup d’entre elles sont à 20h et avaient émis le souhait de passer à 24.

  • Réponse : peu de notification dans certaines zones, d’où des AESH à 20 heures ! (cf deuxième question… cherchez l’erreur…)

A noter : délais très longs entre le dossier GEVASCO et la notification MDPH : 6 à 8 mois !

Bref, personnels précaires et élèves en situation de handicap, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! L’éducation nationale prend soin de vous...

Déclaration de SUD Education Vendée au CTSD 18 septembre 2018

Dans le premier degré, nous refusons le procédé qui consiste à supprimer la phase de septembre après que la phase de juin a été obtenue de haute lutte par les syndicats. Un groupe de travail pour bricoler des ajustements ponctuels, en lieu et place d’ouvertures ! De qui se moque-t-on ? SUD refuse de cogérer ! Nous n’avons pas participé à ces petits arrangements de rentrée. Nous demandons des moyens pérennes et dans la transparence.

Quant à la phase en juin, de nombreuses annulations de fermetures ont montré qu’elle était bien nécessaire, mais à quel prix ? Des levées de fermetures en contrepartie de fermetures sèches, qui n’avaient pas été annoncées lors du CTSD précédent. De nouveau, des personnels, des familles, des élu-es se sont senti-es méprisé-es au nom d’une pure logique comptable.

Le nombre de fermetures demeure exceptionnel à cette rentrée. Priorité du gouvernement, l’éducation ? Sûrement ! On vient encore de le voir avec l’annonce de 1800 suppressions de postes à la rentrée 2019 ! L’enseignement professionnel sera le premier à en faire les frais, puisque, promis, nos élites s’en occupent… Eh oui, ces jeunes auront moins d’heures de cours, mais leurs études coûteront ainsi moins cher, et puis le patronat manque de bras bon marché, et quoi de mieux dans ce cas que l’apprentissage, et autres stages pas ou presque pas rémunérés ?

Quant aux AVS, elles voient leur situation devenir de plus en plus précaire : augmentation du kilométrage et multiplication du nombre d’établissements pour un même personnel ainsi qu’une généralisation des mutualisations d’élèves les empêchant de faire correctement leur travail.

Qu’en est-il des demandes formulées par nombre d’AESH de voir augmenter leur temps de service afin d’avoir un salaire un peu plus décent ? D’autant que des élèves sont toujours en attente d’aide, malgré leurs notifications MDPH !

Les CP dédoublés : pourquoi pas tous ? Pourquoi au détriment d’autres classes ou écoles qui voient mécaniquement leurs effectifs monter car les moyens alloués sont constants ? Effet d’annonce sans réelle ambition, ce dispositif est, encore une fois, l’arbre qui tente de cacher la forêt.

Cependant, l’incompétence ministérielle devient éclatante lorsqu’on prend connaissance des évaluations de CP et CE1 : pire qu’une perte de temps, ces évaluations, qui selon des spécialistes sont les plus novatrices depuis la comtesse de Ségur, remettent en cause le professionnalisme des enseignant-es en les considérant comme de simples exécutant-es et en mettant les élèves en difficulté. De nombreux exercices, en CP et CE1, en mathématiques et en lecture, mettront les élèves en échec : quantité trop importante d’exercices, textes longs et difficiles, nombreux pièges dans la forme et le fond, compétences non attendues à ce stade de la scolarité…

Le but est-il de créer de l’échec ? Voudrait-on orienter nos élèves vers la voie professionnelle dès l’âge de sept ans ?... La souffrance de collègues de cycle 2 tenu-es de faire passer ces tests absurdes est palpable. Pour SUD, c’est simple : ne les faisons pas passer !

Dans le second degré, les DGH de plusieurs lycées (Mendès-France, de Lattre) baissent alors que le nombre d’élèves augmente, sans compter l’évolution des effectifs post-bacs non présents sur les documents de rentrée, ce qui va se traduire encore par d’avantage d’élèves dans les classes et donc des conditions d’enseignement dégradées.

En collège, de nombreux ajustement sont souvent difficiles à comprendre lorsque l’on compare les effectifs prévus en février-mars à ceux de juin et les variations de la DGH qui en découlent : par exemple, le collège de Moutiers gagne 22 élèves mais voit sa DGH baisser de 4 heures, où est la logique ?

Enfin, pour SUD Education, le nouveau découpage des circonscriptions ne peut être mis aux voix en CTSD avant consultation du CHSCT-D, au titre de l’article 57 du décret 82-453. En effet, des modifications importantes de l’organisation du travail en découleront forcément pour certains personnels. C’est l’occasion de réunir de toute urgence le CHSCT de Vendée. Hélas, les sujets ne manqueront pas.

SUD refuse que l’école publique soit détruite par les banquiers et les Blanquer ! Loin du plan pauvreté qui mérite bien son nom, loin de Parcoursup qui est en train de donner un formidable coup d’accélérateur à la ségrégation sociale dont la France était déjà championne, la société durable et égalitaire que nous appelons de nos voeux passe par une école libérée des diktats de l’OCDE, formatrice de citoyens et de citoyennes, émancipée et émancipatrice.