Communiqué intersyndical SUD-Education/SNESUP...

dimanche 4 février 2018
par  francoisp
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Communiqué intersyndical SUD-Education/SNESUP

Situation à l’ESPE de la Roche/Yon

Depuis longtemps, les agents intervenant sur le site de l’ESPE à La Roche/Yon souffrent de mauvaises conditions de travail. Ils subissent des agissements répétés qui ont dégradé considérablement leurs conditions de travail, altéré leur santé et porté atteinte à leur dignité. Au-delà, cette dégradation est due notamment au manque de personnels qui frappe toute l’Université. Arrêts de travail fréquents et prolongés et burnout se sont ainsi multipliés sans que l’employeur ne réagisse au titre de ses responsabilités telles que décrites notamment dans le code du travail et dans le protocole d’accord sur la prévention des risques psycho-sociaux dans la fonction publique et sans qu’il assure la protection qu’il doit à ses agent.es.
Alerté par les organisations syndicales du pôle yonnais, par les représentant.es des personnels en CHSCT de site, le CHSCT central a opéré une visite du site au mois de décembre 2017. La visite des locaux, et surtout les entrevues, ont révélé une situation particulièrement grave, ce qui a entraîné une enquête administrative dans les jours qui ont suivi. En janvier, la situation s’est brutalement dégradée. L’ensemble des agents se trouve en situation de souffrance et en danger, comme l’ont signalé à plusieurs reprises les organisations syndicales et les représentants du personnel.

Les représentant.es du CHSCT central s’étaient engagés à rendre compte de leurs préconisations lors du CHSCT du 29 janvier 2017. L’élaboration de ces préconisations et leur mise en œuvre sont urgentes. Mais, lors de la réunion de préparation qui a eu lieu ce mercredi 24 janvier 2018, la présidence a refusé d’évoquer les pistes de décision issues de l’enquête administrative ; elle n’a pas répondu positivement à la demande répétée d’un réel suivi psychologique des personnels sur le site ; et elle a renvoyé sine die la mise en application de décisions qui s’imposent pourtant. La proposition faite aux personnels de consulter un psychologue du réseau PAS de la MGEN, n’est pas du tout à la hauteur des enjeux locaux : nous craignons le pire pour la sécurité et la santé psychique et morale de nos collègues, au bord de la rupture. L’appel à un psychologue du travail pour traiter une situation collective s’impose dans l’immédiat. Au-delà des mesures urgentes pour faire face à la détresse des personnels, nous réclamons les moyens nécessaires pour rétablir des conditions de travail normales.
C’est de carence de l’employeur, de préjudice d’anxiété qu’il faut parler en l’état.
Un préavis de grève court à partir du 29 janvier pour couvrir les agent.es de l’ESPE yonnais qui voudraient se faire entendre de la présidence. Les organisations syndicales signataires de ce communiqué se réservent le droit, puisqu’elles ne sont pas entendues, de faire entendre dans les jours qui suivent, la souffrance au travail extrême de leurs collègues, par tous les moyens à leur disposition (presse, boycott des instances paritaires, avis en CHSCT...).