Carte scolaire : des fermetures dans la violence, des ouvertures insuffisantes, un déni de réalité

Du ministère à la DSDEN de Vendée, aucune amélioration des conditions de travail dans les écoles n’est à l’ordre du jour. Au contraire, la logique comptable s’accentue.
jeudi 7 septembre 2017
par  Sud education Vendee
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Les mesures de carte sont en bas de l’article

Le CTSD s’est réuni mardi 5 septembre 2017 pour décider des mesures à prendre dans les écoles vendéennes en cette rentrée. La DASEN a dit d’emblée que toute nouvelle mesure positive serait contrebalancée par une mesure négative !...

L’administration a argué de mouvements de population inhabituels pour expliquer l’inadéquation totale de sa carte scolaire initiale avec la réalité du terrain aujourd’hui.

En fait, ce hiatus vient en grande partie du refus de la DASEN de conserver la phase de carte scolaire de juin. Cette année, de surcroît, le projet a été élaboré très tôt, avec une prévision établie dès janvier !

En juin, nombre de situations nouvelles (à la hausse ou à la baisse) étaient connues, mais n’ont donc été prises en compte qu’après le comptage de rentrée... Résultat :

  • Sur les 5 ouvertures de classe, seules 2 avaient été anticipées par l’administration, qui avait prévu des ouvertures réservées.
  • 7 fermetures actées en février ont été annulées (classes rouvertes) : des classes qui avaient fermé, avec un-e collègue parti-e sur un autre poste, qui finalement rouvrent après la rentrée... alors que la hausse des effectifs était connue dès juin. Avec les dégâts collatéraux qu’on imagine.
  • Sur les 12 fermetures, 8 n’avaient pas été anticipées, ce qui est énorme : des classes fermées en milieu de semaine de rentrée, dans une violence inouïe pour les personnels comme pour les élèves, parfois très jeunes, qui ont a subir ces bouleversements... pour se retrouver ensuite dans des conditions dégradées en raison du surnombre.

La DASEN ne reconnaît pas d’erreur d’appréciation et ne veut pas, à ce jour, revenir à une carte scolaire en 3 phases.

Elle ne veut pas non plus admettre l’existence réelle de certain-es des plus jeunes élèves, les PS1, qu’elle refuse toujours de comptabiliser : pour la DASEN, le nombre "réel" d’élèves présent-es lors de la rentrée s’entend sans ces élèves !

En février, 2 postes de chargé-es de mission ont été créés sans aucune concertation. Leurs missions ne constitue pas une priorité - même pour le ministre ! Nous avons donc demandé, unanimement mais en vain, que ces postes soient remis dans des classes, devant élèves. Car les seuils n’ont toujours pas baissé. Et ils n’ont pas disparu : ils restent la référence. La carte scolaire est opaque, inéquitable d’une phase à l’autre pour la même rentrée, ce qui constitue une dégradation par rapport au passé. Les représentant-es du personnel n’ont plus d’outil clair pour vérifier que le projet de carte est équilibré.

L’administration nous abreuve de "bienveillance" et de "regards qualitatifs" mais en réalité, rien ne change, et avec la baisse annoncée du nombre de fonctionnaires, il ne faut pas s’attendre à ce que cela s’arrange... En réalité, dans bien des écoles, les décisions prises (de fermer, de ne pas ouvrir) relèvent de la maltraitance, vis-à-vis des élèves comme vis-à-vis des personnels.

Nous invitons tous les personnels, tous les parents, à écrire dans le Registre de Santé et Sécurité au Travail de l’école (registre obligatoire et accessible) en cas de souffrance générée par une fermeture, ou une non-ouverture de classe :

  • impossibilité d’inclure les élèves (ULIS)
  • difficulté à se déplacer dans la classe par manque d’espace
  • jeunes enfants perturbé-es par une fermeture après la rentrée, et conséquences
  • insomnies, angoisse, pleurs des personnels face à une telle situation, éventuellement arrêts de travail... Etc.

Vous pouvez également nous contacter auparavant pour que nous vous aidions dans la démarche.

Ci-dessous en pdf : les mesures école par école (document de l’administration).


Documents joints

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