Une carte scolaire au doigt mouillé : les représentant-es du personnel rejettent le projet !

Rentrée 2017 dans le 1er degré : les représentant-es du personnels rejettent à l’unanimité le projet de carte scolaire lors du CTSD du 2 février
vendredi 3 février 2017
par  christinec
popularité : 2%

Le 27 janvier, l’administration recevait les organisations syndicales en groupe de travail. Celui-ci a tourné court, car nous avons compris qu’aucune information sur la gestion de la carte scolaire 2017 (principes, priorités, règles, méthodes...) ne nous serait donnée. Nous avons donc refusé de participer à cette réunion.

Nous avons alors écrit à la DASEN pour lui demander un autre GT, en urgence, avant le CTSD. En effet, comment préparer celui-ci sans connaître les "règles du jeu" ? De plus, est-il normal que les représentant-es ne soient pas consulté-es en amont ?

La DASEN a persisté et signé lors du CTSD lui-même, le 2 février. Elle a refusé de nous fournir tout document nous permettant de faire notre travail : vérifier que les règles, justement, sont respectées pour chaque mesure proposée. Elle nous a indiqué que le CTSD était l’instance de la concertation... Cependant, le projet de carte était bouclé, et la méthodologie utilisée, sommairement présentée à l’oral, déjà établie : aucune "concertation" sur le sujet n’était prévue !

Une chose est sûre : nous aurons quatre postes en plus. Une autre chose est probable : nous aurons au bas mot 725 élèves en moins... En cause, la dénatalité, mais aussi la fuite vers l’école privée, qui de toute évidence va tirer son épingle du jeu. Les courbes s’inversent depuis 2014, année de la mise en place souvent catastrophique de la réforme des rythmes...

Toujours est-il que le moment semblait enfin venu de baisser les seuils ! Et, mieux encore, de retravailler l’outil pour affiner les critères et permettre ainsi une amélioration globale, partagée.

La DASEN ne l’a pas entendu ainsi : elle a fini par admettre que les seuils que nous connaissons (les pires de France) restaient l’outil de référence ! Puis, elle a dit poser un "regard qualitatif" sur chaque situation... A la tête du client, en somme.

En outre, pourquoi nous demander si nos effectifs correspondent bien à ceux de l’administration, si c’est pour refuser de prendre en compte les chiffres plus favorables aux écoles que nous apportons ?...

N’ayant pu discuter, ni connaître en amont, ni même découvrir en séance le moindre document qui nous aurait permis d’une part de nous positionner par rapport à des choix clairs, d’autre part de vérifier si les règles étaient respectées, nous avons décidé unanimement de voter contre le projet.

Un nouveau CTSD est fixé le 9 février... Mais qu’en attendre ? Pour SUD Education, l’administration n’a pas vraiment suivi de règles et ne veut pas en édicter. Cas par cas, coup par coup, quelle équité ? Quelle transparence ? Quelle vérification possible ?...

La "méthodologie" présentée à l’oral par la DASEN :

- Les seuils sont le point de départ.
- les écoles sont classées selon leur E/C (nombre moyen d’élèves par classe).
- une analyse qualitative est faite.
- un regard spécifique est porté sur les écoles de 3 classes et moins.
- pour les écoles présentant des particularités telles que ULIS, enfants allophones, enfants du voyage..., il est prévu un dialogue avec les représentant-es des personnels (euh, quand ?...)

Vous n’avez pas tout saisi ?... Vous ne savez toujours pas à quelle sauce votre école sera mangée ? Tant pis pour vous ! Lorsqu’on insiste, la réponse de la DASEN est :

"Moi, je ne vous explique que ça. Que voulez-vous que je vous dise de plus ?"

Jusqu’où ira la DASEN de Vendée dans son mépris du dialogue social ?

Ci-dessous en pdf : la déclaration unitaire, et la déclaration de SUD Education.


Documents joints

PDF - 67.7 ko
PDF - 67.7 ko
PDF - 43.7 ko
PDF - 43.7 ko