CTSD du 10 novembre 2015

Compte-rendu
jeudi 12 novembre 2015
par  christinec
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L’administration toujours dans le déni

Une déclaration intersyndicale a été lue (Sgen – SNUipp – Unsa – SUD) concernant le manque de postes dans le 1er degré. Des déclarations ont été lues également par la FSU, l’Unsa, FO et SUD. Retrouvez les déclarations SUD et intersyndicale en bas de l’article.
A noter, l’Unsa a réaffirmé dans sa déclaration son adhésion à la réforme du collège...

1 – Premier degré

Les écoles publiques de Vendée perdent 283 élèves entre le constat de rentrée 2014 et celui de la rentrée 2015, alors qu’on en attendait au contraire 95 en plus. On nous explique que les arrivées dans le département n’ont pas compensé la baisse de la natalité, qu’il n’y a pas d’autre analyse à l’heure actuelle…

SUD a déploré qu’on doive croire la DASEN sur parole et attend avec impatience le CDEN (le 16 décembre seulement !!!) pour avoir connaissance des chiffres des écoles privées, que la DASEN refuse de communiquer en CTSD sous prétexte que celui-ci ne concerne que l’enseignement public.

Pour les représentant-es du personnel, il est évident que le privé a « récupéré » des élèves, en raison des « rythmes scolaires » mis en place en dépit du bon sens et aussi, dans certaines écoles, de la désorganisation orchestrée par la Direction académique (gels non levés en juin, ouvertures non décidées, fermetures aberrantes...)

Mais la DASEN persiste : elle va jusqu’à incriminer les équipes, parlant dans telle école d’un problème de choix pédagogique qui amène à avoir une classe en sureffectif… on place les équipes devant des choix impossibles au moment de préparer la rentrée, et on leur reproche ensuite les conséquences de ce choix. Mais avec les seuils d’ouverture et de fermeture de Vendée, on n’a souvent le choix qu’entre de mauvaises solutions ! SUD a réaffirmé que les seuils trop élevés sont cause de dysfonctionnements et de souffrance, amenant à des situations qui sont une honte pour notre école. J’ai dit aussi au nom de SUD qu’il était choquant que l’administration culpabilise les personnels sans jamais se remettre en cause elle-même.

Les cas de plusieurs écoles en grande difficulté du fait des mauvaises décisions de carte scolaire ont été évoqués par les représentant-es du personnel. Nous avons rappelé que nous avions alerté la DASEN dès juin, sans succès. Résultat : qu’avons-nous gagné ? l’augmentation des besoins en remplacement sur des postes intenables… et une année scolaire cauchemardesque pour des personnels et pour des élèves qui ne sont, pour l’administration, que des chiffres.

Quant à la création annoncée d’une nouvelle ULIS école (ex CLIS) en cours d’année, elle est reportée, si tout va bien, à la rentrée 2016.

2 – second degré

La DASEN indique que le recrutement est difficile dans certaines disciplines, ce qui explique le manque d’enseignant-es dans certains établissements. Elle évoque le manque d’appétence des étudiant-es pour le métier… mais ne se demande pas pourquoi !

Le collège Herriot, très attractif du fait de ses options, est évoqué comme à chaque CT, et comme à chaque CT on nous dit qu’une réflexion est en cours pour régler le problème, mais... « pour l’instant nous n’avons rien à vous annoncer ».

Plusieurs organisations ont demandé de clarifier le document qui fait apparaître les IMP comme faisant partie de la DHG, alors qu’il ne s’agit pas d’heures d’enseignement, ce qui constitue une difficulté de lecture qui confine au manque de transparence. En clair, on a l’impression d’avoir tant d’heures d’enseignement, mais en réalité, on en a moins. La DASEN refuse de clarifier le document, car les IMP « sont un coût au même titre que les HP et les HSA »…

Les nombreux BMP sont également justifiés selon la DASEN : il s’agit de protéger les personnels, et dans certains cas où l’on « neutralise » le poste, ce n’est que provisoire, c’est parce que le/la collègue a été nommé-e tardivement, ou que le poste est occupé-e par un-e contractuel-le donc considéré comme vacant…

Aucune de ces explications ne nous convainquent. Pour SUD, les postes définitifs doivent être créés dès que c’est possible.

Quant aux personnels sur des postes d’assistance éducative (AESH, vie scolaire, AVS) SUD a dénoncé dans sa déclaration les conditions qui leur sont faites. Le document proposé au CTSD sur leur nombre à la rentrée, très flou, n’a pas été clairement explicité par la DASEN malgré nos questions.

SUD Education revendique, encore et toujours, la titularisation de tous et toutes les précaires !

Lire les déclarations de SUD et de l’intersyndicale :


Documents joints

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