Carte scolaire 2015 : la DASEN refuse le dialogue social

2ème phase : envoyez-nous vos effectifs avant le 9 juin
mercredi 3 juin 2015
par  christinec
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Mise à jour du 3 juin

Au courrier unitaire envoyé par les syndicats représentatifs (voir ci-dessous), la DASEN a répondu par une fin de non-recevoir : elle indique que le mode opératoire de la carte scolaire ne changera pas. Elle prétend que l’équité est assurée.

L’intersyndicale a donc décidé de ne pas se rendre au groupe de travail, qui en l’état actuel des choses ne nous permet pas de jouer notre rôle de représentant-es du personnel.

Les situations seront examinées au CTSD. Nous ferons remonter toutes les situations, y compris les modifications intervenues après le 29. Nous réitérons donc la demande auprès des écoles de nous tenir informer des dernières inscriptions. Le CTSD se tient mardi 9 juin à 14h30.

Mise à jour du 31 mai

Mardi 9 juin se tiendra le CTSD "carte scolaire" 2ème phase. Le groupe de travail se réunira en amont, jeudi 4 juin.

Lors du dernier CTSD, nous avions pointé des problèmes dans le déroulement des opérations.

Le principe de la "photo" des effectifs prise longtemps avant le CTSD, sous couvert d’équité (le même jour pour toutes les écoles), entraîne des aberrations : telle école qui a vu ses effectifs grimper entre le jour de la "photo" et le jour du CTSD est tout de même mise en gel... telle autre, au contraire, voit l’ouverture transformée en ouverture réservée, car ses effectifs ont fondu depuis la "photo" : dans ce dernier cas, la DASEN déroge à la règle qu’elle a mise en place !

En plus d’être finalement inéquitables, donc, les décisions prises sont parfois tout simplement absurdes... il faut davantage de souplesse. La prise en compte des modifications de dernière minute, comme c’était le cas auparavant, est indispensable.

L’autre source d’inégalité entre les écoles prenait sa source dans les différentes modalités de remontée des effectifs d’une circonscription à l’autre. Nous avons déjà dénoncé ce fait. La DASEN semblait trouver normal que les IEN, à leur guise, remontent des états d’inscriptions dans Base Elèves plutôt que les prévisions des directeurs/trices !

L’intersyndicale 1er degré a donc rédigé un courrier unitaire à la DASEN (pdf bas de page), pour lui demander de remédier à ces dysfonctionnements. Envoyé mardi 19 mai, ce courrier n’a toujours pas reçu de réponse. Voilà l’état du "dialogue social" dans l’Education Nationale en Vendée...

L’intersyndicale envisage donc de demander une audience dans les plus brefs délais.

N’oubliez pas de nous envoyer vos effectifs détaillés ; transférer le mail envoyé à l’IEN est une bonne solution. Ajoutez dans votre envoi tous les éléments susceptibles d’éclairer la situation de l’école.
Faites-nous part des nouvelles inscriptions, même la veille du CTSD.

SUD éducation continuera à revendiquer des classes moins chargées, des RASED complets, des créations de CLIS, davantage de moyens de remplacements : des moyens pour l’école !

L’échec scolaire n’est pas une fatalité, c’est un choix politique ! SUD éducation revendique une autre école, respectueuse des enfants comme des adultes, égalitaire et émancipatrice.

14 avril 2015
Carte scolaire 1ère phase

Outre le manque de moyens qui s’aggrave, résultat de la politique d’austérité, nous dénonçons l’inéquité de traitement entre les circonscriptions, les IEN n’ayant pas pris en compte les effectis de la même manière : ainsi, certain-es se sont basé-es uniquement sur le constat d’inscriptions "base élèves" ! La DASEN n’a pas voulu entendre ce problème, pourtant flagrant.

Les mesures sont prises sous réserve que la deuxième phase, puis la 3ème phase, ne viennent pas les contredire (effectifs au 29 mai et CTSD le 9 juin pour la 2ème phase).

Mesures d’ouverture : 14

La Châtaigneraie maternelle (REP)
Chaillé les Marais secteur maternelle ET secteur élémentaire (REP) (2 classes)
Pouzauges maternelle
LRSY Jean Moulin maternelle : création d’un dispositif "moins de trois ans" avec une classe pour les PS1
Création d’école à Bois de Cené 2 classes
RPI Auzay-Chaix
Mouilleron en Pareds (REP)
LRSY Pont Boileau élémentaire
Château d’Olonne René Millet élémentaire
StPhilbert de Bouaine secteur élémentaire
LRSY Pyramides élémentaire
Olonne/Mer RG Cadou
Concernant les écoles qui n’entrnt pas en REP mais bénéficieront d’une convention académique, la DASEN

Mesures d’ouverture réservées : 11

Cugand
LRSY Léonce Gluard maternelle
Beaurepaire
Fougeré
Froidfond
Longèves
Le Poiré/Vie Chemin des Amours
Saligny secteur élémentaire
Moutiers les Mauxfaits
Les Herbiers F. Dolto
RPI Le Poiré/Velluire-Velluire

Mesures de fermeture : 8

Mouchamps secteur maternelle
Bournezeau secteur maternelle
Les Lucs/Boulogne
Noirmoutier Richer ET Noirmoutier l’Herbaudière - MAIS transformation de la 1/2 CLIS en CLIS complète (disparition du 1/2 PDMQDC)
Fontenay-le-Comte R. Bonnaud élémentaire
LRSY Léonce Gluard élémentaire
La Mothe-Achard secteur élémentaire

Meseures de gel : 15

Les Sables Clémenceau maternelle ET les Jardins maternelle
Chantonnay la Fontaine maternelle
Mortagne/Sèvre Chantefleurs maternelle
LRSY M. Pagnol maternelle
Benet maternelle
Les Essarts maternelle
Beauvoir/Mer élémentaire
St Christophe du Ligneron
St Pierre le Vieux Souil
St Hilaire de Riez Henri Simon élémentaire
ND de Riez
Grosbreuil
Venansault maternelle
La Garnache élémentaire

Plusieurs syndicats se sont émus des seuils vendéens, que nous dénonçons pour notre part depuis que nous siégeons dans cette instance. Rappelons qu’ils sont les pires de France. La DASEN a eu cette réponse extraordinaire : "les seuils étaient là avant que j’arrive" ! Réponse digne de la fonctionnaire qui fonctionne, mais à la place où se tient Madame la DASEN, n’a-t-elle pas tout de même quelques responsabilités ?
Lorsqu’elle a évoqué les redoublements en Vendée, plus nombreux qu’ailleurs paraît-il, SUD éducation a fait le lien entre ces seuils - ainsi que les autres éléments qui dégradent nos conditions de travail comme le manque de places en CLIS, IME, le manque de départs en formation, le manque d’AVS... - et ces redoublements, qui sont tout simplement la seule solution que nous avons pour certain-es élèves, en l’état actuel des choses.

Mesures diverses

Le dispositif DATE du Collège des Gondoliers change de nom, mais pas de forme. Il devient "classe délocalisée IME", et une autre ouvre dans la foulée à Viète (Fontenay).
Ce dispositif sert à gérer la pénurie de places en IME. Il s’adresse à des élèves en attente de place. Il ne saurait remplacer une véritable place en IME. En outre, il usurpera en Vendée le nom d’un dispositif existant réellement ailleurs ("classe délocalisée IME") qui est en réalité tout autre : il s’agit de permettre à des élèves inscrits en IME de faire l’expérience de l’inclusion scolaire en milieu ordinaire, à des rythmes et des quotités horaires variés. Or, rien de tel ici : les élèves ne seront toujours pas inscrits à l’IME !
L’Education Nationale se fait complice du ministère de la Santé : une telle option n’amènera pas, il faut le craindre, la création de nouvelles places en IME... puisqu’on peut faire autrement à moindre coût ! Mais au détriment des élève, encore une fois.

Création d’1/2 poste C (handicap moteur) à l’IEM... mais qui ne serait pas couplé avec le 1/2 poste déjà existant sur ce site, au motif que ce serait trop lourd pour la même personne ! Il s’agirait pourtant d’un couplage de bon sens, allant dans l’intérêt du service. Nous déplorons que l’on ne tienne pas compte de l’avis des personnels concernés et mettons en garde contre les conséquences de cette décision.

Création d’un poste ZIL sur Montaigu... mais suppression d’un poste ZIL sur Fontenay ! Le vieux principe de déshabiller Pierre pour habiller Paul sert toujours.

"Déploiement" du dispositif plus de maîtres que de classes (on nous le promettait, au début !) : il se déploie... à l’envers, avec moins 0,5 (Noirmoutier).

A Noirmoutier, seule bonne nouvelle : une CLIS complète est enfin prévue. Heureusement : avec deux fermetures de classes sur l’île et la suppression du demi PDMQDC, c’était la double peine !

SUD éducation a voté contre les mesures, ainsi que le Snuipp et FO. Le Sgen et l’Unsa se sont abstenus.

Déclaration de SUD éducation au CTSD du 10 avril 2015

Quel bonheur de se sentir respecté par son administration ! Le 9 avril, jour de grève nationale prévu de longue date, Madame la Directrice Académique programme un groupe de travail alors que 3 des organisations présentes appellent à la grève ce jour-là… Nous supposons qu’il faut dire merci : en effet, l’horaire n’est pas le même que celui de la manifestation !

Merci, donc. Et merci aussi pour cette autre marque de respect : après avoir convié les syndicats à une réunion sur les Assises pour les valeurs de la République, au cours de laquelle elle nous a assuré que les « Assises yonnaises » n’avaient absolument rien à voir avec celles organisées par l’Education Nationale, que fait Madame la Directrice Académique ? Elle se rend aux Assises yonnaises, elle y intervient ! Quelle confiance pouvons-nous accorder à notre administration ? Il faut dire que les Assises pour les valeurs de la République partaient mal de toute façon : on y invitait par exemple le Medef…

Eh oui, les valeurs de la République aujourd’hui, sont essentiellement monétaires… Quant à notre devise, elle s’incline devant les devises. Pas de moyens pour l’école : l’échec scolaire étant l’un des ingrédients de l’ultra-libéralisme, celui-ci cherche à le limiter mais surtout pas le résorber...

L’égalité est foulée au pied tous les jours, par exemple :

- accroissement des inégalités liées à la semaine de 4,5 jours, avec des familles qui doivent financer les TAP et d’autres pas, des élèves qui bénéficient des fruits d’une vraie réflexion des collectivités, d’autres qui paient seulement les pots cassés, des personnels finissant leurs journées plus tôt qu’auparavant et d’autres, aussi tard, voire plus tard ;

- accroissement des inégalités entre les élèves en situation de handicap et les autres, les premier/ères ne bénéficiant pas, bien souvent, de l’accompagnement ou de l’orientation qui leur sont nécessaires, uniquement en raison de choix budgétaires ;

- inégalité entre les circonscriptions en fonction de la procédure choisie par l’IEN : certain-es remontent les prévisions transmises par les écoles, certain-es remontent uniquement les données de base élève, qui ne sont pas à jour ! Quand les procédures seront-elles enfin harmonisées dans ce département, tant dans ce dossier que dans d’autres ?...

La liberté pédagogique est de plus en plus limitée, bombardé-es que nous sommes d’injonctions et d’obligations qui ne nous laissent même plus le temps de prendre du recul sur nos pratiques. De toute façon, dans bien des cas, celles-ci sont contraintes par le sureffectif et la présence d’enfants qui n’ont pas un comportement d’élèves. Ce dernier problème, qui est cause de souffrance pour toute la communauté éducative, prend actuellement une ampleur inquiétante, et qui semble déniée par l’administration.

Les valeurs de la République, liberté, égalité, mais aussi fraternité… Oui, la solidarité, dirait-on davantage aujourd’hui. La solidarité envers les écoles, établissements, personnels en difficulté, par exemple. Nous avons paraît-il en Vendée un CHSCT exemplaire, qui se réunit sans traiter les cas soulevés par les fiches de RSST, parce que Mme la DASEN et Mme la Secrétaire Générale n’ont pas de temps pour ça ! Merci infiniment d’avoir fini par accepter de réunir à nouveau le CHSCT fin avril : un mois d’attente supplémentaire pour les personnes en souffrance, ce doit être là aussi en accord avec les valeurs de la République selon l’administration… mais c’est toujours mieux que le scandaleux quart d’heure que vous comptiez tout d’abord leur consacrer.

Nous attendons également de savoir, ce matin, ce à quoi devraient ressembler les classes délocalisées IME (eh oui, faire découvrir l’entreprise aux élèves, c’est aussi leur apprendre les délocalisations…). Ces classes sont normalement un outil d’inclusion en milieu ordinaire pour des élèves qui sont d’ores et déjà en IME, et qui y restent inscrits, malgré cette expérience de scolarisation en EPLE. Or, le dispositif temporaire DATE, que vient remplacer la classe délocalisée, était réservée aux élèves en attente de place… Ces élèves ont-il/elles subitement été inscrit-es en IME ? Jusqu’à preuve du contraire, nous craignons que seul l’habillage soit modifié, sans régler le problème de fond.

Quant à la carte scolaire, ça ne s’arrange pas non plus. Les postes promis n’arrivent pas, les seuils ne baissent pas, les quotas de PS1 demeurent, la Vendée reste année après année un département sinistré – même si nous ne nous leurrons pas sur la situation dans d’autres territoires. Chaque année, c’est le même cynisme qui est à l’oeuvre : lorsqu’une école atteint un effectif lui permettant de travailler correctement, une classe ferme. Pour ouvrir ou rouvrir une classe, il faut en passer par des années de sureffectif… Une situation vécue de manière violente par nos collègues, par nos élèves. En outre, nous espérons ne pas le vérifier ce matin, mais un durcissement semble à l’œuvre : en effet, la marche semble de plus en plus haute pour atteindre l’ouverture. Un scandale qui persiste ou, pire, qui s’aggrave ?

On nous répond qu’il y a beaucoup d’écoles en Vendée à 22, 23 élèves par classe. Les collègues sur le terrain apprécieront… Nous invitons tous ceux et toutes celles qui ont un effectif supérieur à ces chiffres à se manifester auprès de la Direction Académique pour exposer leurs conditions de travail. Nous invitons également les collègues travaillant avec 22 ou 23 élèves, mais dans une école à 2 ou 3 classes, à se manifester également : ces conditions de travail sont-elles si confortables que cela, dans une classe rurale multi niveaux ?...

Les ministres passent, les DASEN passent, la situation de l’Ecole – et particulièrement en Vendée – reste une honte pour la République.

SUD éducation Vendée


Documents joints

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