CTSD carte scolaire du 18 juin 2014

jeudi 19 juin 2014
par  christinec
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Le groupe de travail du 18, ainsi que le CTSD du 19, se sont déroulés plus sereinement que les instances précédentes. Les organisations syndicales ont été respectées et le climat s’en est trouvé apaisé.

Certaines des règles concernant les mesures de carte ont été très claires : effectif pris en compte au 10/06, levée du gel à +2 (attention, ce dernier point n’est pas gravé dans le marbre).

A la phase de septembre, les écoles qui sont actuellement en fermeture ou en gel retrouveront leur classe si elles atteignent à nouveau le seuil de fermeture (comptage à la rentrée).

Les écoles en ouverture réservée devront être au moins au seuil d’ouverture au comptage de rentrée pour une ouverture effective. C’est d’ailleurs aussi le cas des écoles en ouverture.

Dans les écoles concernées, pensez à faire passer un mot aux parents avant les vacances, leur demandant le cas échéant un courrier justifiant l’absence de leur enfant le jour de la rentrée : sans justificatif écrit, un absent peut ne pas être pris en compte !

SUD éducation prend acte de l’apaisement du climat et s’en réjouit. Cependant, les seuils appliqués sont toujours les mêmes, les quotas des 2 ans n’ont pas bougé... SUD éducation a donc voté contre ce projet de carte scolaire. Le vote contre est le seul qui permette de dénoncer ce scandale qui dure, malgré les promesses de l’actuel gouvernement... (lire notre déclaration)

FO et le Snuipp ont également voté contre, l’Unsa éducation et le Sgen CFDT se sont abstenus.

Mesures de carte scolaire

  • Annulation d’ouverture prononcée en avril :

école des Brouzils

  • Annulation de fermeture prononcée en avril :

Talmont St Hilaire Payré

  • 2 nouvelles ouvertures :

St Michel le Cloucq
Ste Flaive des Loups

  • 1 nouvelle fermeture :

Bourneau

  • 12 écoles sont placées ou restent en ouverture réservée :

St Hilaire de Riez Henri Simon
Fougeré
Sainte-Cécile
LRSY Jean Yole élém
Beaulieu s/s la Roche
LRSY Jean Moulin élém
Les Essarts élém
L’Herbergement sect. mat.
Les Herbiers F. Dolto mat
Nalliers Chevrette
Cheffois
LRSY Jean Roy élém

  • 5 écoles sont placées ou restent en gel :

St Gilles Croix de Vie Bocquier
Noirmoutier l’Herbaudière
RPI Gué de Velluire la Taillée
Pouzauges Jules Verne élém
Venansault élém

  • 8 gels prononcés en avril sont levés (la mesure de gel est abandonnée) :

Chantonnay la Fontaine mat
Les Essarts mat
Fontenay R. Bonnaud élém
Grand’landes
St Christophe du Ligneron
Chantonnay l’Eolière élém
Nieul le dolent
La Mothe Achard sect. élém.

Infos diverses

22 communes en Vendée ont demandé à bénéficier de l’"expérimentation" Hamon, c’est-à-dire un après-midi libéré... Ces communes sont en attente des vérifications administratives nécessaires : notamment, que la demande émane bien de la maire ET du Conseil d’école.
Pour SUD éducation, ce décret supprime le seul intérêt de la réforme, qui était la fin des journées de 6 heures !
Nous avions un mauvais décret, nous en avons 2...
La directrice académique indique avoir imposé les horaires dans 3 communes seulement, sur 199 qui ont une ou des écoles publiques.

Plan de formation 2014-2015 : vote contre également pour SUD éducation (ainsi que Snuipp et FO, abstention de l’Unsa et du Sgen CFDT)
En effet, ce plan de formation est d’un vide et d’une pauvreté sidérants, et les formations sont presque exclusivement contraintes. J’ai exposé à la Dasen quels besoins remontaient du terrain en termes de formation : anglais, remise à niveau en informatique, inclusion d’un enfant différent, arts... en insistant sur le fait que les personnels doivent pouvoir choisir leur formation, ce qui n’est pas le cas actuellement. De toute façon, c’est là encore la rigueur qui domine : il n’y a pas assez de moyens de remplacement pour permettre plus de départs en stage.

DECLARATION DE SUD EDUCATION VENDEE
CTSD DU 19 JUIN 2014-06-19

En ce mois de juin 2014, deux ans après la vague d’espoir qui avait traversé la profession, rappelons une fois de plus les faits : il n’y a pas moins de classes surchargées qu’auparavant. Et il n’y en aura pas moins l’année prochaine, puisque les seuils ne baissent toujours pas.

Cette déclaration ayant vocation à informer en dehors même de cette enceinte, rappelons, outre les graves conséquences politiques des promesses non tenues, ces chiffres que SUD éducation Vendée continue à dénoncer comme scandaleux :
Il faut 32 élèves par classe en moyenne pour ouvrir une classe maternelle, sachant que les moins de 3 ans sont toujours sous le coup d’un quota, certains étant présents mais non comptés. Après fermeture, on se retrouve à 31 élèves par classe en moyenne.

Il faut 28,8 élèves par classe en élémentaire et primaire pour ouvrir une classe (27 par classe pour ouvrir la 3ème classe d’une école à 2 classes, avec des cours à 4 niveaux…) Et à partir d’une structure à 4 classes, le taux d’encadrement après fermeture est de 27,2… Cette situation étant aggravée pour les écoles primaires ayant 3 classes maternelles et plus.

Conclusion, chacun-e de nous l’a vécu : lorsqu’une école commence à fonctionner dans de bonnes conditions, c’est-à-dire avec un effectif par classe raisonnable, une classe ferme. Ce qui stupéfie à bon droit les parents, qui nous demandent alors : « mais ce n’est pas dans l’intérêt des enfants, ce qu’ils font ?... »

Que leur répondre ?

Eh bien non. Ce n’est pas dans l’intérêt des enfants. Le développement du numérique tous azimuts, le dispositif « plus de maîtres que de classes » pour un très petit nombre d’écoles, les nouveaux rythmes périscolaires (puisque c’est comme cela qu’il faut bien les appeler), ont occulté le silence du gouvernement sur la question des moyens, non pour tel ou tel dispositif marginal mais pour l’ensemble des élèves. Vous êtes chargée, madame la directrice, de faire appliquer la politique du gouvernement, et la lassitude, l’amertume voire la colère que nous ressentons sur le terrain se tourne logiquement vers l’ensemble de la chaîne hiérarchique. De nombreux enseignant-es, (moins dans certaines circonscriptions que dans d’autres, il faut le souligner), ne se sentent plus soutenus par leur hiérarchie.

Sur le terrain, nous constatons des cas de souffrance au travail essentiellement liés à l’impossibilité de mener à bien notre mission, qui est de faire progresser tous/tes les élèves. Certaines écoles cumulent le sureffectif avec d’autres difficultés : enfants porteurs d’un handicap reconnu ou non, avec dans le meilleur des cas un-e AVS, mais rarement à temps plein, élèves en attente de place dans une structure, élèves allophones… La diversité ne peut être une richesse que si les conditions d’accueil des élèves permettent une prise en charge sereine, épaulée par une formation continue digne de ce nom. Or, le projet de plan de formation qui nous est proposé aujourd’hui est encore une fois bien maigre, et ne prend pas en compte, par exemple, les besoins réels des personnels en classe ordinaire incluant des élèves en situation de handicap. Sans parler des stages avec appel à candidature, qui devraient permettre d’individualiser les parcours de formation des enseignant-es et qui sont quasiment inexistants.

Notre nouveau ministre nous dit, dans sa lettre aux enseignants du 12 juin : « je serai à vos côtés dans votre tâche quotidienne, obstinée et exaltante, qui est de transformer en réalité la promesse d’une école égalitaire et bienveillante ». A SUD éducation, nous saluons l’emploi par le ministre de l’adjectif « égalitaire » ; reste maintenant à ce que les actes suivent les paroles, enfin, et vite. Si l’accroissement des moyens ne règle pas tout, c’est un préalable indispensable à une réflexion d’ensemble sur une réelle amélioration de l’école, si tant est que le politique la souhaite vraiment.

Egalité et austérité n’ont jamais fait et ne feront jamais bon ménage. Rediriger l’argent public vers les services publics est une urgence : sans moyens financiers, les mots du ministre apparaîtront rapidement comme une nouvelle provocation.


Documents joints

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